Commission éducation loisirs petite enfance
Nous avons procédé à un état des lieux non exhaustifs des différents domaines concernés par notre commission en nous basant sur nos différentes expériences personnelles.
1) les associations (loisirs et CLSH)
2) les modes de garde de la petite enfance
3) les écoles maternelles et primaires
Et nous avons essayé pour chaque point de dégager une idée maîtresse qui pourrait servir de point de départ à notre programme
1) Les associations
La municipalité en place se contente aujourd’hui de voter des subventions (globalement à la baisse par rapport au début de son mandat) sans donner d’impulsion ou s’impliquer en matière d’orientation, de régulation ou d’arbitrage.
La mixité sociale est difficile à réaliser même en pratiquant une politique tarifaire adaptée.
En plus de revoir à la hausse les subventions qui, dans les nouvelles conventions en cours de négociation, sont au même niveau qu’il y a quatre ans, il conviendrait de créer une instance municipale capable de proposer, d’harmoniser et de supporter les associations existantes, tout en préservant leur indépendance et leurs choix d’actions.
Il s’agirait en outre de favoriser un lien entre les associations et les activités qu’elles proposent, avec leurs publics par le biais des écoles et des activités périscolaires, ou par les maisons de quartiers.
Créer un office municipal pour soutenir financièrement et logistiquement les associations, tout en préservant leur indépendance.
2) Accueil petite enfance
Comme dans la plupart des communes le nombre de places disponibles en crèches est dérisoire par rapport aux besoins de la population (102 places en crèches). Les places en haltes garderies semblent plus conséquentes (83 places/jour) au regard des besoins (rapport femmes « actives »/femmes au foyer).
Nous avons estimé la population des 0/4 ans à environ 2110.
Sachant que lamoyenne nationale d’accueil en crèche pour les 0-3 ans est de 10%, il y aurait donc un déficit important à Vienne.
La majorité des viennois ont recours à une assistante maternelle, dont les deux tiers sont inscrites dans l’un des deux relais assistantes maternelles. Leur recensement est assuré par le conseil général (plutôt mal)
Il n’y a pas à notre connaissance de structure parentale sur Vienne.
Conjointement à une offre de logement adaptée, l’accueil des jeunes enfants est un élément déterminant dans le choix d’installation des familles, qu’elles soient mono ou pluri parentales. Il est donc source de dynamisme et de développement d’une petite ville comme Vienne.
Là encore, en dehors d’un aspect logistique défaillant qu’il conviendrait d’étudier dans un contexte budgétaire, il nous semble qu’une municipalité devrait s’investir dans un rôle de coordination, de gestion des demandes (ce qui semble être le cas uniquement pour les haltes garderies ?) et d’aide directe apporté aux parents dans leurs recherches de solutions.
La notion de « service municipal » nous semble primordial, et l’objectif est d’agir pour la création d’un service public de la petite enfance au niveau national, accessible à tous.
Il pourrait s’agir aussi d’aider à la création de structures parentales moins contraignantes en terme de législation.
Créer un service municipal de la petite enfance pour accueillir les familles, coordonner l’offre et augmenter le nombre de places disponibles.
3) Les écoles maternelles et primaires
A notre connaissance il n’y a pas de carte scolaire à Vienne, ce qui induit une désaffection de certaines écoles situées dans des quartiers dits difficiles (Malissol, Estressin et Saint Martin).
On constate une diminution des effectifs +rotation importante des enseignants et c’est d’autant plus regrettable que, à Malissol par exemple, la mixité sociale existe mais elle ne se retrouve pas dans l’école.
On constate également une diminution importante, au cours de ce mandat, du nombre d’intervenants extérieurs qui assuraient des activités culturelles ou sportives, encadraient le temps de cantine, soutien scolaire, etc.…
Les classes vertes sont devenues exceptionnelles.
Une particularité viennoise : le nombre important d’établissements privés
Les conditions d’accès à la cantine sont très discutables puisqu’elles limitent le nombre de repas autorisés par semaine pour les familles dont les parents ne travaillent pas. (Problème d’alimentation pour les enfants + manque de disponibilité des parents dans leurs recherches d’emploi)
Au niveau national l’accès à l’école maternelle est menacé, notamment pour les moins de 3 ans qui subissent de plein fouet la baisse des personnels enseignants et l’augmentation des effectifs pas classe d’où un problème d’accueil croisé avec le paragraphe précèdent (situation à Vienne ?)
Le rôle de la municipalité serait de rendre attractives TOUTES les écoles quelque soit le quartier où elles se situent, à la fois pour les parents, pour les enfants et pour les enseignants :
Mettre une carte scolaire en application (dans la mesure où elle n’est pas supprimée au niveau national)
Revoir le barem des subventions et favoriser ouvertement les écoles publiques
Apporter un soutien spécifique aux établissements les plus dévalorisés :
-en proposant des apprentissages spécifiques (par exemple : classes CHAM, apprentissage langues étrangères…)
- En réinvestissant les créneaux du périscolaires, études comprises, au moyen d’intervenants extérieurs
-En apportant une aide logistique aux enseignants qui souhaitent organiser des sorties ou des classes vertes
-En intégrant les maisons pour l’enfance dans les écoles afin d’en faire des lieux de vie et de loisirs ouverts à tous les habitants du quartier.
Pour que la scolarité de tous les enfants se fassent dans de bonnes conditions, nous devons nous engagez à soutenir concrètement les écoles situées dans les quartiers dits « difficiles », les écoles qui connaissent des problèmes de sureffectifs ou de sous effectifs, à obtenir l’ouverture de classes maternelles pour scolariser les enfants de moins de 2 ans, et à donner tous les moyens nécessaires pour accueillir les enfants handicapés.
La municipalité devra offrir la possibilité à tous les enfants de manger à la cantine à moindre coût, quelque soit sa situation familiale. Nous préserverons une restauration scolaire municipale de qualité, en favorisant notamment l’utilisation de produits bio.
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