Commission finances

Publié le par RV

Aucune équipe politique ne peut prétendre réussir dans une mandature municipale sans résoudre le problème des moyens, financiers, logistiques, évidemment, mais surtout humains.
 
Notre liste, pour qui la dimension humaine du projet municipal occupe une place centrale accorde une attention prioritaire à ces questions.
 
1) Moyens financiers : se donner les moyens de nos ambitions
 
Une gestion publique réussie s’appuie sur des financements publics assurés. Cela passe par le recours à l’impôt, mais aussi par d’autres recettes à rendre efficaces, et par une gestion rigoureuse de la dépense. Il ne faut faire payer les Viennois qu’à proportion juste de leur capacité à payer, et faire jouer à la recette et à la dépense publique un rôle de redistribution des plus aisés vers les plus pauvres. Il s’agit de justice, évidemment, mais aussi d’une bonne compréhension des intérêts de chacun. Dans une ville plus juste, où les plus défavorisés se savent pris en compte dignement, le plaisir à vivre ensemble augmente, et donc aussi le sentiment de sécurité pour tous.
 
L’impôt. Faute de réforme par les gouvernements successifs, l’impôt local est inefficace et injuste. Pourtant il apporte une des principales ressources d’un budget municipal. Il faudra donc l’augmenter, modérément, en faisant jouer au maximum les clauses d’exonérations ou de diminutions pour les plus pauvres. Il faut aussi en faire une analyse fine pour repérer les domaines où des impôts devraient être payés et ne le sont pas (logements vides, par exemple), vérifier la corrélation des niveaux de revenus des contribuables par rapport à leurs impôts locaux, et corriger autant que possible les injustices.
Les dotations d’Etat et les subventions. On peut en améliorer le rendement par de l’expertise, et des interventions ciblées auprès des pouvoirs publics : un bon dossier bien argumenté, présenté au bon moment et au bon endroit est souvent efficace.
Le produit des services rendus (eau, stationnements, cantines et centres de loisirs…etc). On ne peut pas aller très loin pour en augmenter le montant. Au contraire, il faut vérifier que les services publics sont bien accessibles à tous, quels que soient les revenus du foyer, en privilégiant l’impact social du service rendu, par exemple la restauration scolaire au profit des plus modestes, qui peuvent souffrir de carences alimentaires. Mais des mesures efficaces socialement peuvent aussi ne pas coûter plus voire même être rentable, si on les réfléchit bien.
Il est également possible de créer des outils générateurs de recettes comme par exemple une unité de production d’énergies renouvelable qui peut revendre sa production et alimenter le budget communal. Des recettes immobilières ou foncières peuvent aussi provenir de biens communaux existants ou à constituer. L’ensemble de ces recettes extra-budgétaires offrent de nouvelles marges aux finances communales, tout en constituant des outils d’orientation de politiques municipales…
 
Sur l’ensemble de ces recettes, le débat citoyen est important : les Viennois ont le droit de se prononcer sur l’argent qu’on leur demande, et la manière dont il est utilisé. Ils peuvent aussi par leur expertise d’usagers des services, proposer des économies, des solutions rentables, la modulation des efforts… La pratique des budgets participatifs, des comités d’usagers, des commissions extramunicipales aidera beaucoup dans ce sens.
 
2) Les moyens logistiques : sobriété et efficacité
 
Ils concernent aussi bien les bâtiments que les différents outils de travail (véhicules, ordinateurs, outillage…). Leur adaptation aux besoins des agents et des habitants jouera à la fois sur leur efficacité, donc leur contribution à l’atteinte des objectifs du travail des personnels et élus municipaux, mais aussi sur les coûts inutiles qu’ils permettent d’éviter. Il convient donc d’avoir un regard vigilant sur les moyens de la mairie, pour par exemple utiliser des locaux adaptés pour un bon travail, mais aussi un bon exercice de la démocratie. Par exemple, à Vienne, la salle du Conseil située au deuxième étage sans ascenseur en interdit l’accès aux personnes à mobilité réduite, et sa disposition héritée d’un ancien tribunal ne favorise pas les échanges, et la participation du public. De même les conditions d’accueil, mais aussi les condition de travail des agents (sécurité, ergonomie…) sont essentielles pour l’accomplissement de leurs missions de service public.
 
L’aspect de l’efficacité énergétique des bâtiments et des outils de travail doit être mis au premier plan. Outre la responsabilité environnementale que doit respecter toute collectivité, l’attention portée à cette dimension permettra de nombreuses économies, et une gestion plus efficace (bâtiments municipaux, écoles, crèches, véhicules, appareils électriques…etc.).
 
3) Les moyens humains et l’organisation : la vraie richesse
 
Les femmes et les hommes d’une mairie, par leur efficacité et leur dévouement aux politiques municipales, par leur réponse intelligente aux besoins des habitants, sont au premier plan de la réussite d’une ville.
Il faut pour cela reconnaître et valoriser leur rôle, notamment par une juste application des règles statutaires, les former pour entretenir leur compétence professionnelle, leur fournir les bons outils de travail, favoriser un bon esprit d’équipe, pratiquer une gestion intelligente et humaine. La dimension de démocratie participative qui sous-tend notre projet municipal doit aussi trouver à s’appliquer auprès des personnels, dont le droit à l’expression, la critique, la contribution aux décisions doit être reconnu.
 
Pour être les acteurs d’une politique inspirée du développement durable les agents municipaux doivent recevoir une formation leur permettant de maîtriser la notion et ce qu’elle sous-tend comme relations avec les différents partenaires, comme vision globale à avoir des différentes actions menées.
 
L’organisation municipale doit se transformer pour en finir avec le traditionnel cloisonnement de toute administration, pour permettre de travailler ensemble, entre services et métiers, pour interagir avec les habitants, les associations, les entreprises… On sort donc d’une vision très hiérarchisée, bureaucratique, spécialisée pour favoriser la coopération et la responsabilité.
 
La capacité à évaluer collectivement l’impact des actions municipales, à accepter les propositions mais aussi le jugement des habitants est un précieux outil pour faire évoluer de façon vivante les politiques et les projets municipaux.
 
 
Rendue transparente, soumise à l’appréciation et au débat, la gestion municipale devient l’affaire de tous, ainsi capable de s’adapter aux différents contextes, à l’évolution des prises de conscience des populations. Une forme d’écosystème en quelque sorte.
Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article